L'œil peut être affecté de différents troubles visuels, dont les plus courants sont la myopie, la presbytie, l'hypermétropie et l'astigmatisme.
Ce dernier affecte près de 15 millions de Français et représente le deuxième défaut réfractif le plus fréquent après la myopie.
Découvrez les points essentiels à connaître sur l'astigmatisme, son lien avec la lumière et son impact sur la perception de celle-ci.
Le trouble astigmate affecte la vision à toutes les distances, aussi bien de près que de loin.
Cette amétropie est due à une courbure irrégulière de la cornée qui est plus ovale que ronde.
En raison de cette irrégularité, les rayons lumineux qui traversent la cornée et pénètrent dans l'œil ne convergent pas en un point précis.
Il s'agit donc d'un trouble de la réfraction de la lumière qui se propage de manière diffuse, engendrant ainsi une vision trouble.
S'il est souvent congénital, l'astigmatisme peut également apparaître à la suite d'une maladie, d'un traumatisme oculaire ou d'une chirurgie.
Il est important de préciser qu'un manque de lumière ou une surexposition aux écrans peuvent également provoquer un trouble astigmate.
Le traitement de l'astigmatisme repose sur le port de verres correcteurs toriques, de lentilles de contact ou sur une chirurgie réfractive au laser.
Si l'astigmatisme correspond à un trouble de la réfraction lumineuse, il affecte également la perception de la lumière dans la vie quotidienne.
Tout d'abord, la personne astigmate est généralement très sensible à la lumière.
Ainsi, elle supportera mal les lumières vives, comme peuvent l'être certains éclairages intérieurs ou les phares de voitures dans la nuit.
D'ailleurs, la personne astigmate peut éprouver des difficultés à conduire la nuit en raison de cet éblouissement.
Elle aura tendance à percevoir les feux de signalisation ou les phares flous, déformés, striés ou entourés d'un halo lumineux.
Cette perception s'explique par la dilatation des pupilles la nuit, qui laisse entrer plus de lumière, ce qui accentue les effets du défaut de réfraction.
Il est important de préciser qu'au-delà de l'inconfort visuel, ce trouble peut aussi représenter un danger lors de la conduite de nuit.
D'autant plus que l'astigmatisme peut contraindre à plisser les yeux et affecter l'évaluation des distances.
L'astigmatisme peut également entraîner des difficultés visuelles plus importantes dans des conditions de faible luminosité.
La personne astigmate aura aussi du mal à percevoir les contrastes, surtout s'ils sont faibles, et à distinguer les horizontaux des verticaux.
En cas d'astigmatisme, il est donc essentiel de porter des lunettes ou des lentilles adaptées afin de mieux appréhender la lumière.
Par ailleurs, il sera préférable d'adapter la luminosité de la pièce, de l'écran ou du tableau de bord de façon à ce qu'elle soit douce.