Les émotions telles que le stress ou l'anxiété peuvent avoir un impact significatif sur la santé.
Désormais bien identifiées et prises en charge, les affections psychosomatiques peuvent notamment affecter la vue.
Découvrez ce qu'est un trouble psychosomatique et comment il peut affecter la vision.
Le trouble psychosomatique se caractérise par l'apparition d'un symptôme physique dont la cause est uniquement ou partiellement psychique ou émotionnelle.
Ces affections ont longtemps été considérées comme des lubies et insuffisamment prises en considération.
Elles sont désormais traitées et prises en charge comme les troubles physiologiques classiques.
L'affection psychosomatique résulte du lien entre le système immunitaire et le système nerveux.
Nos émotions, et plus particulièrement notre stress, peuvent ainsi avoir un impact concret sur notre santé.
Les troubles psychosomatiques touchent majoritairement les femmes et représentent désormais près de la moitié des cas en cabinet.
Les affections psychosomatiques les plus répandues concernent la tête, l'estomac ou encore la peau.
Or, les émotions telles que le stress et l'anxiété peuvent également avoir un impact notable sur la vision.
Au niveau physiologique, le stress provoque une libération d'adrénaline qui dilate les pupilles et laisse entrer davantage de lumière dans les yeux.
Il peut également engendrer une hypertonie, c'est-à-dire une augmentation de la pression intra-oculaire.
Ces modifications physiologiques peuvent avoir différents impacts sur la vue.
Ainsi, une personne stressée peut être plus sensible à la lumière, souffrir de sécheresse oculaire et de fatigue visuelle.
Dans le cadre d'un trouble visuel psychosomatique, la personne peut également expérimenter des spasmes des paupières, aussi appelés myokymie.
Lors des pics de stress, la vision de la personne peut devenir floue ou se voiler.
L'hypertonie oculaire peut notamment créer un brouillard visuel, mais aussi une baisse de la vision périphérique.
Cette perturbation de la pression intra-oculaire n'est pas négligeable, car elle peut provoquer la survenue d'un glaucome.
Dans un registre tout aussi grave, le stress peut également engendrer une choriorétinopathie sérieuse centrale.
Cette affection se caractérise par une baisse de la vue, une déformation des images et l'apparition de taches dans la vision centrale.